jeudi 18 janvier 2018

Réminiscence

Des fous par le passé régirent notre histoire
De longs siècles durant ils ont semé la mort
Comme on plante le blé d'un champ épuratoire
N'éprouvant dans leur chair moindre grain de remord.
*
Tuer pour un tyran emplit la bassinoire
Au gré d'un cœur plus froid que glace au pôle nord
Pour des riens, une idée, une peau bien trop noire
Une religion ou décupler son or.
*
Tout est pâture haineuse à nourrir son envie
Témoignages de ceux qui sont restés en vie
Narrant dans les détails l'atroce vérité
Sur un calvaire honteux commis sans réticence
*
Dont infailliblement le monde a hérité.
Saura-t-il mieux agir à la réminiscence
De l'horreur quand provient déviante entité
D'un pays désigné la première puissance ?
*
Marl'Aime, Poèmes de ma Vie - Sonnet madrigalesque 18/01/2018

6 commentaires:

  1. bonsoir Marlène, mes compliments pour ce bel écrit assez réaliste sur un tyran , bonne soirée , mes amitiés

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  2. Bonsoir Iris-Véronique,
    J'étais justement entrain de corriger 3 vers caduques, qu'Annie m'a gentiment signalés, quand ton message est arrivé. Que vous m'êtes précieuses !!! Merci pour ton commentaire élogieux qui me touche.
    Amitiés, bon week-end

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  3. Bonsoir chère Marlène,
    J'ADORE ce poème ! Il est fort en message, c'est là que l'on comprend le rôle du poète ou de la poétesse... Mes bravos.
    Je t'embrasse.
    Annie
    PS : ("déviante" et "acuité" sont en diérèse il me semble...)

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  4. Bonsoir Chère Annie,
    Merci du fond du coeur pour ton commentaire qui me flatte énormément et aussi pour tes corrections expertes. J'ai galéré vraiment pour remplacer "acuité' qui déjà changeait le sens de mon vers par rapport à "autorité" mais me satisfaisait bien et finalement j'ai trouvé "entité" et j'en suis ravie.
    Maintenant je vais faire un tour chez toi et Iris-Véronique, je reçois bien les newsletters maintenant. Ta nouvelle est superbe, très pro !

    Bon dimanche et gros bisous

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  5. Bonjour Marlène. Voilà un poème qui colle bien avec mes "Justes", le monde est fou et délire de plus en plus. L'humain aime à scier les branches sur lesquelles il est assis et on peut se demander comment tout cela finira. Les poètes soulèvent les souffrances de l'univers mais ils ne sont pas assez écoutés.

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  6. Bonjour Marie,
    Merci pour ton commentaire sous mon petit dernier, qui me trottait dans la tête depuis une des dernières (parmi tant d'autres !)absurdités d'un ubuesque personnage.
    Oui c'est vrai cela m'a frappée quand j'ai découvert ton poème et je regrette bien que certaines similitudes évidentes ne frappent pas davantage l'esprit des dirigeants actuels, peut-être attendent-ils l'évènement irrémédiable pour se dédouaner avec un "On ne se doutait pas" ! Mais il n'est pire sourd que celui qui ne veut entendre, n'est-ce pas ?
    Mes Amitiés

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