Le bonheur d'être libre


Quel autre coup de gueule aurais-je pu choisir en plus de cette si belle image pour illustrer ce poème ? (Vidéo en bas du poème)
Mes respects Monsieur LINDON

Au cours d'une vie il ne se présente
Madame La Chance au moment parfait
Afin de rendre en nos coeurs déplaisante
La volonté de déclarer forfait,
De renoncer à voir de l'espérance
Dans le moindre but de notre aigre errance,
Quand des malheurs le pire égrènement
Offre à la souffrance un avènement.
La combattre induit à nouer la fibre
De communauté plus humainement
Pour savourer le bonheur d'être libre.

Sur nos horizons cette aube apaisante
Qui pourrait polir le ciel imparfait
Virant au noir dans l'aire malfaisante
Due aux excès d'un monde trop surfait
Où l'intérêt prend la prépondérance
Sur l'affectif avec tant d'aberrance
Que le bons sens se débat vainement
Sans parvenir à fuser sainement
Tel un zéphyr dont le souffle pur vibre
De volupté mais ne fend pleinement
Pour savourer le bonheur d'être libre.

Pourtant l'histoire expose complaisante
En amont le sort qui tôt ou tard fait
Miroir au présent d'une fin pesante
Qui presserait moins si l'on s'en servait,
Au lieu de faillir par l'indifférence
Renouvelée aux faits de référence.
Pourquoi l'homme a-t-il souverainement
Si peu d'à-propos sauf entrainement
En ne mesurant jamais le calibre
Des combats menés anciennement
Pour savourer le bonheur d'être libre ?

Ce virus mortel sans qu'on le pressente
A brûlé l'ardeur que l'on préservait
Pour d'autres fléaux d'ombre moins récente
Auxquels contre nous toujours s'énervait
Le Créateur, las de l'intolérance
Que nous prouvons avec persévérance.
Quant aux effets de cet évènement
Ils nous laisseront rêver lointainement.
Une fois tous rendus à l'équilibre
A nous d'opérer leur réfrènement
Pour savourer le bonheur d'être libre.

Prompte à respecter mon humeur plaisante
En dissociant l'humain du vervet (1),
Apte à puiser la foi satisfaisante
Quand un destin d'arc fatal s'observait
Après un temps d'extême incohérence
Il s'est produit que sans interférence
Il recouvrait l'esprit soudainement.
Par l'embrasement d'un seul tènement (2)
Une nation se déséquilibre
En lutte à mort contre l'enchainement
Pour savourer le bonheur d'être libre !

J'embrasserai beaucoup certainement
Ma maman d'amour très prochainement
Mimant l'accent d'un célèbre félibre (3) :
- " Peuchère ! Aucun " Martinvalet (4) " ne ment ! "
Pour savourer le bonheur d'être libre !

Marl'Aime, Poèmes de ma Vie - Chant royal 15/05/2020

(1) espèce de singe
(2) Ensemble immobilier d'un seul tenant
(3) Poète de langue provençale
(4) C'est mon nom de famille !

Commentaires

  1. Bonsoir Marlène,
    Pour une surprise c’est une surprise ! Un Chant royal et quel chant ! Je n'en ai écrit qu'un seul et j'aimerais recommencer mais ce n'est là, vraiment pas facile !
    Mille bravos. J'adore ta chute aussi...Tu penses je suis née au pays de Pagnol !
    Tu as vraiment bien écrit, foi d'Annie !
    Je t'embrasse.
    Annie

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    1. Bonjour ma chére Annie,
      Quel grand plaisir tu me fais en me laissant la première un billet si charmant ! Une douce récompense pour un travail acharné, comme tu le reconnais la forme n'est pas facile surtout que je la complique avec mon obsession de la rime riche, bien fait pour moi ! Je crois bien que c'est mon troisième ou quatrième mais je suis presque sûre que tu en as fait 2 !
      Merci encore pour tes mots si élogieux, je t'embrasse bien fort

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  2. bonjour marlène, je découvre ton magnifique écrit décriant la vilenie des consciences humaines , ou l'on doit ,ceux qui le veulent être humaniste , altruiste , changer ce monde infâme , mes bravos , belle journée , bises

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    1. Bonjour Iris-Véronique,
      Oui se battre pour changer le monde mais sans reproduire les mêmes erreurs, en s'ècoutant et en se respectant les uns les autres dans nos différences avec l'humilité de reconnaitre que notre avis n'est pas le seul qui compte. Merci d'avoir aimé ce poème qui me tient tant à coeur.
      Je t'embrasse

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  3. Ce poème est magnifique Marlène! Je suis tellement admiratrice de voir à quel point tu maîtrises les difficultés de la poésie classique tout en traitant des sujets si profonds. Jamais je ne pourrai suffisamment te remercier de m'avoir mise en selle et de m'apporter tous tes conseils précieux. Alors, c'est entendu, je relève le défi d'un chant royal! Laisse-moi juste un peu de temps pour accepter l'idée de laisser mes alexandrins de côté. Mais je tiens déjà mon sujet.
    Sophie

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    1. Bonsoir Sophie,
      Merci de ton billet cela me fait très plaisir de te lire sous mes écrits mais cependant je veux te préciser que je ne le prends pas comme un dû et que tu seras toujours libre de ne pas le faire si tu n'as pas le temps ou l'envie, cela doit toujours rester un plaisir. Je suis vraiment heureuse que comme moi tu t'épanouisses dans la composition classique, en plus de la prose où ton talent est indéniable, je me sens privilégiée de pouvoir lire tes écrits. J'attendrai patiemment ton chant royal, étant moi-même esclave de ma muse, je sais combien elle est allergique à la contrainte de temps alors no stress de mon côté.
      Bon dimanche et gros bisous

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  4. Que de mots somptueux et travaillés dans cet exercice que tu maîtrises à la perfection. j'ai entendu aussi Vincent Lindon et je partage ton opinion. je vais revenir lire ton texte avec l'espoir qu'un jour, l'humain redeviendra humain !

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    1. Bonjour Sedna,
      Que je suis vernie de t'avoir pour lectrice ! Merci de tout coeur de trouver du plaisir à découvrir mes poémes et me laisser un billet en gage de récompense. Même si les pommes de l'humanité sont pleines de vers, en prenant soin de tous les extraire, on peut toujours les croquer ! Surtout s'il n'y a rien d'autre à manger !
      J'ai reçu d'une amie le lien de la video de Vincent LINDON et je la visionne régulièrement, je suis profondément touchée par son message et j'espére que nous serons nombreux à l'être.
      Bon dimanche, sincères salutations

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  5. Les chants de liberté se déclinent sur les mots du "vécu"...Rêver pour savourer ce bonheur d'être libre mais ce bonheur n'existera que si l'on se respecte les uns les autres...un poème magistral aussi bien par la forme que par le contenu...Merci poétesse

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    1. Bonjour Marie,
      Je te remercie de ta fidèlité à me lire, j'en suis vraiment très touchée surtout que tes billets sont tellement élogieux que j'arrive bien à me croire poétesse, et c'est absolument dovin dés ĺe matin ! Quant à ma muse, elle fanfaronne comme ce n'est pas permis. Bises virtuelles et bonne journée

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Je vous remercie de votre visite sur mon site et plus encore de vos billets doux. Marl'Aime

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