Sortirons-nous grandis !


Sortirons-nous grandis de cette longue épreuve
Quand à peu près chacun en brave randonneur
Par sa témérité mérite un rang d'honneur
Sortirons-nous grandis de cette longue épreuve ?

Sortirons-nous grandis puisque ce fait s'avère
Qu'étant privés les uns des autres, il s'éteint
Notre soleil, puis meurt d'indifférence étain
Sortirons-nous grandis puisque ce fait s'avère !

Sortirons-nous grandis en combattant nos failles !
Celles qui font le nid où s'éveillent les maux
Lors ma muse surgit pour m'insuffler les mots...
Sortirons-nous grandis en combattant nos failles ?

Marl'Aime, Poèmes de ma Vie - Bandollière 10/04/2020

Commentaires

  1. La question que tout le monde se pose (du moins j'espère), mais posée avec beauté et émotion. Chapeau Marlène!

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    1. Bonsoir Yannick,
      Ton billet élogieux a bien réjoui ma muse, à tel point qu'elle joue les prolongations, chose rare ! Alors je te remercie doublement et je t'embrasse (j'ose virtuellement !)

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  2. Je ne sais si nous sortirons grandis. Ta question me fait revenir en arrière, "nous sommes Charlie", les gens embrassaient les policiers ... et de nouveau, ils les fustigent.. j'ai des doutes sur l'humain, je l'ai déjà évoqué au fil de tes textes.. Heureusement, nous avons la poésie pour nous élever et nous évader... encore un très beau texte, chère Marlène.

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    1. Bonjour chère Lise,
      Petit bug je n'ai reçu ton billet que maintenant d'où ma réponse si tardive. Tu as sans doute raison de désespérer de l'humain avec tous les exemples que nous livre l'histoire mais c'est plus fort que moi ... ! Merci de tes visites et de tes mots qui me touchent. Je te souhaite une bonne soirée. Bises

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  3. Une question posée poétiquement qui nous ouvre une porte: on s'en sortira grandi à condition de mettre plus d'humilité dans nos vies et vivre chaque jour des brindilles de bonheur sans envier les joies des autres... Se rappeler la vie de nos ancêtres qui cueillaient au jour le jour les petits soleils de la vie..

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    1. Bonjour Marie,
      Merci de ta nouvelle visite qui me fait toujours très plaisir. J'ai voulu créer ce poème sous forme de questionnement ainsi chacun peut y répondre à son gré avec un oui, un peut-être ou un pas du tout.
      Bon après-midi
      Bises

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  4. J'ai trop longtemps cru en l'homme pour continuer de le faire.
    Il suffit de voir ce qui se passe déjà à Londres, le confinement à peine allégé.
    L'être humain a la mémoire courte, la solidarité éphémère.
    Gardons un peu d'espoir, je croise les doigts.
    Bonne semaine. Bises.

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    1. Bonsoir Letienne,
      Je comprends à mille pourcent ton message cependant de mon côté j'ai appris à me recharger mon espoir d'une infime goutte de bonté alors j'arrive à ne pas le laisser mourir.
      Merci de ton passage qui m'honore. Bonne soirée

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  5. Je suis venue relire ton poème!...
    hier randonnée avec des amis tous masqués (sauf deux qui refusent au nom de leur liberté)... en gardant bien nos distances... Alors je me suis dit que l'humanité aura du mal à grandir après cette épreuve, certaines personnes oui, d'autres non... Pour garder un brin d'espérance, je te mets quelques paroles d'une chanson de Jacques Brel..."Il nous faut regarder …
    Au delà de ces mains ouvertes ou fermées
    Qui se tendent en vain ou qui sont poing levé
    Il nous faut regarder ce qu'il y a de beau
    Le ciel gris ou bleuté, les filles au bord de l'eau
    L'ami qu'on sait fidèle, le soleil de demain
    Le vol d'une hirondelle, le bateau qui revient
    Par delà le vacarme des rues et des chantiers
    Des sirènes d'alarme, des jurons de charretier
    Il nous faut écouter l'oiseau au fond des bois
    Le murmure de l'été le sang qui monte en soi
    Les berceuses des mères, les prières des enfants
    Et le bruit de la terre qui s'endort doucement"
    Jacques Brel (1954)

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    1. Bonjour Marie,
      Merci pour ce beau cadeau que tu me fais, déjà de revenir lire mon poème et puis surtout de me déposer cet extrait de l'illustre Jacques BREL. A chaque siècle les poètes ont toujours dénoncé les excès de l'humain, alors la logique veut qu'il ne change jamais cependant le coeur n'en a que faire ... heureusement !
      Bon après-midi, mes salutations

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  6. Toujours moi, comme quoi ton poème me pose question... Un article lu ce matin...https://revue-reflets.org/produit/revue-reflets-n-39/ tu cliques sur "édito" ... (tu n'es pas obligé de publier ce message c'est juste pour échanger)
    La pandémie de covid a commencé depuis un an. Quel incroyable remue-ménage a-t-elle produit !
    En un an, les réponses sanitaires, sociales, politiques, économiques ont chamboulé de fond en comble nos modes de vie. Inutile d’insister sur les dégâts causés, matériels et humains, les médias en parlent tous les jours.
    Mais qu’observons-nous ?
    Le confinement, puis le couvre-feu à 18h ont stoppé nos habitudes de consommation. Moins de besoins vestimentaires en restant chez soi, moins de sorties culturelles, moins de repas festifs entre amis. Moins de voyages, moins de déplacements pour des futilités.
    Si bien que beaucoup de secteurs économiques tournent au ralenti ou même sont arrêtés comme le tourisme, la restauration, certaines industries comme l’aéronautique.

    Bien sûr, ces restrictions sont une souffrance, - parfois grave, c’est indéniable- mais examinons le résultat par l’autre bout de la lunette, c'est-à-dire l’effet pour la planète. De ce côté, le gain est considérable.
    Nous savions – les citoyens comme les dirigeants – depuis la COP 21 en 2015, que nous allions droit dans le mur si nous ne changions pas nos modes de vie, fondés sur une croissance continue. Celle-ci tuait à moyen terme (vers 2100) la planète et ses habitants. Les gouvernements avaient pris des engagements pour limiter le réchauffement climatique (inférieur à 2° C, limite critique).
    Pourtant globalement rien n’a été fait ou si peu. La croissance continuait, le carbone s’accumulait, le pillage de la nature ne cessait pas, la pollution s’accentuait…et la température montait.

    Grâce à ce tout petit virus, ce processus est en train de s’infléchir. La décroissance s’amorce. La Terre a une possibilité de sortir de l’impasse de l’ « avoir à tout prix », sans se préoccuper des conséquences. Mesurons-nous qu’il sauve la vie ?
    Pour l’apprécier il nous manque encore l’art d’en profiter. Quel bien-être nous gagnons à moins courir, à moins consommer, à moins produire ?
    C’est le facteur clé pour ne pas sombrer dans la déprime d’avoir moins.

    Il est inutile d’espérer un retour à l’état antérieur. Nous avons tellement altéré la planète que nous risquons d’autres problèmes graves qui l’interdiront.
    Les pollutions et autres désordres agissent sur notre santé physique par les virus et bactéries, mais aussi sur notre santé psychique. Le système nerveux est mis à rude épreuve. Dépression et son opposé, violence, risquent de s’envoler si les conditions de vie continuent de se dégrader. Il n’y a pas de vaccin contre le mal-être.
    Comment tenir le coup si ce n’est en déconfinant son monde intérieur, c'est-à-dire en sortant de son égoïsme. Tendre des mains ouvertes est le meilleur remède aux maladies du système nerveux. La joie ainsi produite est le vrai gage de la bonne santé.

    Christian Roesch

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    1. Bonjour Marie,
      Je suis flattée de te susciter autant de questionnements, j'avoue que c'est bien pour cela que j'ai eu besoin de composer cet poème. Je mentirai si je disais que j'avais envisagé cette épreuve sous l'angle des points positifs que mentionnent M. ROESCH en fin de son edito et je trouve au contraire très enrichissant de publier ton billet car la clairvoyance est de saisir tous les aspects de ce que nous traversons pour en tirer le meilleur. Cependant je ne fais qu'espérer comme Jean De La Fontaine, je viens de relire "Les animaux malades de la Peste", il y a cinq siècle et pourtant comme c'est d'actualité !
      Bonne journée, bises

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  7. Bonjour Marlène,
    Je viens applaudir tout d'abord le poème ! Ensuite ,moi également, je partage toutes ces réflexions que chacun se doit de partager afin d'y voir plus clair sur notre humanité et son devenir ! Dommage en effet que Monsieur de la Fontaine ne soit plus là pour la leçon de morale... Il est trop tard pour dire ah si nous avions su, chacun à son niveau. Je crains fort que ce soient encore les plus faibles qui payent...
    Je te souhaite un excellent dimanche.
    Gros bisous.
    Annie
    PS : Où en es-tu de tes recueils ?

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    1. Bonjour Annie,
      Merci de ton billet qui me conforte dans mon questionnement car j'ai de plus en plus de mal à m'adapter à ce monde sans bon sens alors de plus en plus j'ai besoin d'apaiser mon esprit par les mots. Ma collection avance bien, les ventes web, malgré une bonne couverture, ne sont pas trop au rendez-vous mais j'ai des commandes en direct seulement c'est long pour recevoir mes exemplaires. J'attends ma commande du recueil n°2 depuis 15 jours.
      Bon dimanche pareillement, bisous

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  8. bon dimanche marlène, quel excellent poème et magnifique philosophie de la vie , je t'embrasse

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    1. Bonjour Iris-Véronique,
      Tes visites sur mon blog me réjouissent toujours, lerci pour tes encouragements. Je t'embrasse

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Vous pouvez découvrir un extrait de mon premier recueil en ouvrant le lien :
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Marl'Aime

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